PARC NATIONAL DE CONKOUATI-DOULI

Là où la forêt tropicale rencontre l’océan

Le parc national de Conkouati-Douli est situé au sud-ouest de la République du Congo, à la frontière avec le Gabon, et couvre une superficie de 504 905 hectares. Le Parc a été créé en 1999, en remplacement de la Réserve de Faune de Conkouati qui existait depuis 1980. Le Parc National est aujourd’hui reconnu comme un site Ramsar et est inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO. Transfrontalier avec le Parc National de Mayumba au Gabon, les deux parcs forment un large bloc de 600 000 ha d’habitats forestier, aquatiques, côtier et marin unique. Conkouati abrite également un sanctuaire de chimpanzés créé par l’ONG HELP CONGO, qui, en près de 30 ans, a réintroduit dans leur milieu naturel plus de la moitié des 110 chimpanzés sauvés du braconnage.

Outre son potentiel touristique (situé à 160 km de la capitale économique du pays, Pointe Noire), ce parc national joue actuellement un rôle économique important pour le Congo grâce notamment à sa zone maritime (plus de 1 200 km²) qui assure le renouvellement des stocks de poissons permettant à un important secteur de la pêche de fournir des emplois et des revenus économiques aux communautés locales.

Une fabuleuse diversité de faune terrestre et aquatique

Le parc offre certains des meilleurs paysages de forêt équatoriale d’Afrique. Il est bordé par l’océan Atlantique et traversé par un fleuve qui serpente à travers la forêt, créant une extraordinaire variété d’écosystèmes abritant la grande faune emblématique de l’Afrique centrale, notamment l’éléphant, le buffle de forêt, le léopard, le sitatunga et les chimpanzés (7 % de la population mondiale).

La grande lagune de Conkouati et son embouchure bordée de mangroves et de plages de sable blanc, abritant hippopotames, lamantins et tortues luth en période de nidification, sert également de zone de reproduction et de nursery pour de nombreux poissons d’eau douce ainsi que pour des espèces marines telles que les raies et les requins. Enfin, en mer, on trouve des dauphins et des baleines à bosse, assurant chaque année un spectacle magnifique, avec leurs sauts impressionnants.

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Constitué de 120 000 ha de zone maritime et 380 000 ha d’habitat terrestre

Chimpanzés communs

Le parc abrite 7 % de la population totale de cette sous-espèce menacée, considérée comme l’une des espèces vivantes les plus proches de l’homme.

Gorilles de plaine de l'Ouest

C’est la plus petite sous-espèce de gorille, mais elle reste exceptionnelle par sa taille (1,8 m et 270 kg) et sa force !

Éléphants de forêt

Le jardinier de la forêt fait face à la demande croissante d’ivoire qui a entraîné une diminution de 60 % de la population en Afrique centrale au cours de 10 ans.

Tortues luths

La plus grande tortue existe depuis environ 110 millions d’années, pesant jusqu’à 900 kg et peut plonger à plus de 1000 m de profondeur.

Personnes dans le parc

Une vingtaine de villages existent dans la zone d’écodéveloppement du parc, populations qui sont des partenaires importants du parc.

Dauphins à bosse de l'Atlantique

En danger critique d’extinction, avec environ 1 500 individus restants, endémique à la côte ouest (sub)tropicale de l’Afrique.

Grands dauphins

Bien connus comme les stars intelligentes et charismatiques de nombreux spectacles, avec leur bouche incurvée comme un sourire permanent.

Comment nous concevons l’avenir

La vision de Noé pour le Parc National de Conkouati-Douli est de préserver les écosystèmes pour la biodiversité et la grande faune emblématique de l’Afrique centrale, ce qui bénéficiera aux communautés locales tout en atténuant le changement climatique mondial.

Pour ce faire, la protection du Parc doit être assurée, c’est pourquoi PDN s’engage à :
– Rénover et étendre les infrastructures du parc (siège et camps satellites)
– Mettre en place des systèmes de surveillance maritime et terrestre, y compris des réseaux de renseignement communautaire.

Outre la protection et la restauration de la biodiversité, l’habitat doit être suivi par :
– L’identification des couloirs de migration, des densités, de la distribution et de la dynamique des espèces phares
– La mise en place d’un centre de recherche (inter)national lié au célèbre sanctuaire de chimpanzés
– Le maintien et la restauration des stocks de poissons de la zone marine du Parc

Amélioration des conditions de vie et Pérennité

En même temps, les 7 000 habitants du Parc seront impliqués en :
– Recrutant du personnel localement (création d’emplois) et en intégrant des représentants locaux à certains organes de gouvernance du Parc
– Mettant en place un plan d’atténuation des conflits Homme- Faune (en particulier Homme – Éléphant)
– Soutenant les activités communautaires : pêche artisanale, agriculture durable, produits forestiers non ligneux, etc.
– Soutenant le secteur de l’éducation et les postes de santé locaux

PDN vise à assurer des revenus plus durables pour la pérennité du Parc en :
– Veillant à ce que l’industrie pétrolière et minière opérant dans la périphérie du Parc contribue à son financement et à sa bonne gestion
– Stimulant les investissements touristiques en partenariat avec les opérateurs locaux et internationaux
– Valorisant les services écosystémiques, en particulier la séquestration du carbone, auprès de la communauté internationale

Parcs de Noé est un programme de l'ONG Noé, qui est une association de protection de la nature, d’intérêt général et à but non lucratif, créée en 2001. Elle déploie en France et à l’international des actions de sauvegarde de la biodiversité pour le bien de toutes les espèces vivantes, y compris de l’espèce humaine.